Partager l'article ! "Épousailles", roman initiatique, 3ème épisode.: Il l'observait en classe. Il l'observait également dans la cour, pe ...
Il l'observait en classe. Il l'observait également dans la cour, pendant les interclasses. Car si aucun des élèves de la terminale scientifique, que Marc fréquentait, n'aurait sérieusement pu envisager d'adresser la parole à un si étrange étranger, le Martien avait réussi à trouver son public, parmi les élèves de la classe littéraire. Et Marc s'intéressait plus encore au public qu'à l'orateur
Elle répondait au doux prénom de Jeanne. Un prénom désuet, qu'elle portait merveilleusement, à son avis. Marc l'avait repérée bien longtemps avant l'arrivée de Jean-Michel. Et s'il n'avait jamais osé l'aborder, il avait patiemment réussi à rassembler un certain nombre de renseignements, à son sujet.
Jeanne était l'unique représentante de la dernière génération d'une famille très honorablement connue, dans la région. Elle habitait une spacieuse demeure, au fond d'un grand parc précieusement arboré, sur les hauteurs d'un village voisin, que les grands bourgeois de la ville avaient peu à peu colonisé.
Marc aurait été incapable de dire de quoi vivaient ses parents, ni d'où ils tiraient leur richesse. Sans doute leurs ancêtres avaient-ils trimé dans les champs, avant que l'un d'entre eux ne vende, au moment opportun, ses terres arides, devenues soudain de vraies mines d'or, par la grâce imprévue d'une rapide urbanisation, et de la spéculation immobilière qui avait suivi.
Marc, quant à lui, n'avait pas à se plaindre. Parti du bas de l'échelle, son père avait gravi, un à un, les échelons de son administration, parvenant même, malgré le lourd handicap qu'avait représenté son manque de diplômes, à s'élever jusqu'à la fonction prisée d'Ingénieur des Ponts et Chaussées.
Sa mère ne travaillait pas. Elle les avait élevés, sa sœur et lui, dans une certaine rigueur économique dont ils ne s'étaient jamais plaints. Ils ne manquaient de rien – comme on dit.
Jeanne, elle, jouait au tennis. Il la voyait, chaque mercredi, après les cours, lorsqu'il repartait à pied du réfectoire, pour rentrer chez lui. Passer devant les courts n'imposait qu'un léger allongement du chemin.
Jeanne avait créé, avec quelques camarades littéraires, une troupe de théâtre. Marc avait assisté à la représentation de leur dernière création. Il n'avait pas tout compris, mais il était resté jusqu'à la fin.
Jeanne s'habillait d'amples et légers vêtements de couleurs chaudes, qu'elle portait avec une délicatesse dont Marc ne se lassait pas.
Marc n'avait jamais osé, ni même envisagé, adresser la parole à Jeanne. Sans le soudain intérêt qu'il avait nourri pour le théâtre, peut-être n'aurait-il d'ailleurs jamais entendu le ton précieux de sa voix.
Jeanne était sacrée. Jeanne était inaccessible. Et voilà qu'une espèce de scaphandrier de l'espace, tombé on ne savait d'où – pas particulièrement gâté, de surcroît, par la nature - l'avait abordée du jour au lendemain, sans préambule, ni aucune précaution apparente. Et voilà que Jeanne semblait subjuguée, littéralement hypnotisée par un discours que la distance de sécurité que Marc laissait, entre lui et eux, ne lui permettait en rien de deviner, mais qu'il voyait le Martien ponctuer de gestes lents et fermes, comme pour bien souligner, semblait-il, sa logique irréfutable, pour bien faire entrer tout ça dans la tête de son auditrice.
Marc en avait fini par se demander si, effectivement, J.M. (Jean-Michel ou Jean
le Martien) ne disposait pas d'un pouvoir réel. Et si c'était le cas, il aurait bien donné son écharpe, contre une initiation, compte tenu du bénéfice inestimable qu'il pouvait espérer en
tirer.
Pour être informé de la parution d'un nouvel épisode, abonnez-vous à la Newsletter (voir ci-contre et cocher
"être prévenu de chaque nouvel article")
"Épousailles" (ISBN 13 : 9782304015324) est édité par Le Manuscrit (www.manuscrit.com), mais je conserve la possibilité de cession à un éditeur tiers, sous certaines conditions. Toute proposition en ce sens sera la bienvenue. Vos commentaires
pourront également donner du poids à mes démarches.
Soyez
nombreux à commander "Épousailles" sur www.chapitre.com ou www.alapage.com (tapez "épousailles michel
anvers"). Merci de m'informer de votre achat par mail, à l'adresse
suivante : michelanvers@aol.fr (seul moyen pour moi de contrôler le nombre de
ventes).
Et n'hésitez pas, si vous appréciez ce roman, à faire connaître ce blog sur les forums auxquels vous participez.
Merci !
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
J'ai lu ton premier tiers hier, et je suis impaptient de connaître la suite.
Heureux de te connaître dans la confiance d'un futur inconnu !
J'ai certainenement capté, quand j'avais 28 ans, votre égrégore "martien" et je me suis mis moi-même en chemin
notre parcours est différent, mais il a beaucoup de point en commun, à l'envers assez souvent.
Anvers me semble un très bon nom pour un initié à mi-échelle. lol
Que la présence de l'Amour ne quitte ta conscience, mon frère!
Jacquy
Merci pour ta visite et pour ton commentaire.
Bonne suite de lecture et bonne route !
Fraternellement,
Michel Anvers